« Église Notre-Dame (Beaumont-les-Autels) » : différence entre les versions

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Des vitraux plus anciens ont été néanmoins conservés :
8 vitraux plus anciens ont été néanmoins conservés :


* ''Vierge à l'Enfant et Sainte-Catherine de Sienne'', Lorin (XX<sup>e</sup> siècle);
* ''Vierge à l'Enfant et Sainte-Catherine de Sienne'', Lorin (XX<sup>e</sup> siècle);
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* ''Saint-Michel terrassant le dragon'', Lorin (1925);
* ''Saint-Michel terrassant le dragon'', Lorin (1925);
* ''Vierge à l'Enfant de Chartres'', Lorin (1925);
* ''Vierge à l'Enfant de Chartres'', Lorin (1925);
* Sainte-Marguerite et St Edntond. Au soufflet, le Christ
* Sainte-Marguerite et St Edntond. Au soufflet, le Christ (XIX<sup>e</sup> - XX<sup>e</sup> siècle);
* (XIXe - xxe siècle);
* ''Sainte-Thérèse'', ''Lorin'' (1899);
* ''Sainte-Thérèse'', ''Lorin'' (1899);
* ''Sainte-Geneviève'', ''Lorin'' (1927);
* ''Sainte-Geneviève'', ''Lorin'' (1927);

Version du 11 juin 2026 à 23:15

🏰 Église Notre-Dame

Église Notre-Dame de Beaumont-les-Autels, vue du nord, mai 2026
Construction XVIe siècle
Visite possible Selon horaires
Propriété Commune de Beaumont-les-Autels
Protection au titre des Monuments Historiques
Classé Non
Inscrit Non
Objet de la protection N/A

L’église Notre-Dame de Beaumont-les-Autels est un édifice religieux du XVIe siècle, situé à proximité du château. Elle forme avec ce dernier un ensemble architectural remarquable, visible de loin. Toujours en activité, elle est dédiée au culte de sainte Apolline, martyre du IIIe siècle, et reste un lieu de pèlerinage, notamment pour les maux de dentsiècle

Histoire

L’église Notre-Dame de Beaumont-les-Autels a été construite au milieu du XVIe siècle, en même temps que le château voisin. À cette époque, la chapelle du château, ouverte sur le chœur, est fondée par Jeanne d’Estouteville, dame de Beaumont, dont la sépulture est commémorée par une plaque de marbre noir.

Jeanne d’Estouteville, morte en 1513, avait hérité la seigneurie de son père Estout et fut mariée à Jean Martel, puis à Jean de Porcon, capitaine de la nef royale la Charente et chambellan du roi. Jean de Porcon mourut en 1501 des suites de blessures reçues lors d’un assaut contre la forteresse ottomane de Mytilène. Après sa mort, Jeanne devint l’héritière des terres de Beaumont, qu’elle transmit plus tard à ses neveux, dont Jean de Blosset.

En 1748, la foudre provoqua un incendie qui détruisit une partie de l’édifice, notamment le clocher, qui ne fut reconstruit qu’après trente ansiècle Au XIXe siècle, le curé Masson réalisa de nombreux aménagements, dont certains, comme des grottes ou des nuages en plâtre, ont aujourd’hui disparu. Plus récemment, le chœur a été remanié pour rendre l’espace liturgique plus lisible et conforme aux usages modernes, avec particulièrement l’ajout d’un ambon pour la proclamation de la Parole.

À partir de 1835, elle remplace une ancienne église paroissiale, celle des Autels-Tubœuf, qui était alors rattachée à la paroisse de Béthonvilliers, désormais réunie à celle de Beaumont-les-Autels (alors appelé Beaumont-le-Chartif) par ordonnance royale. Cela après que l’évêque de Chartres eut interdit son usage en raison de son état dangereux. L’église des Autels-Tubœuf fut détruite en 1833[1].

Statue de Jeanne d'Arc, église Notre-Dame de Beaumont-les-Autels

En 2009, les bancs clos, attaqués par la mérule, un champignon agressif, furent remplacés par des chaises pailléesiècle

En 2018, la mairie fait poser une première salve de vitraux modernesiècle Le dimanche 23 septembre 2018, une vente aux enchères est organisée par l'association de sauvegarde de l'église Notre-Dame de Beaumont-les-Autels et collecte 3000€ afin financer de futurs vitraux[2]. Ils furent réalisés par l'artisan verrier Eric Boucher, de Durtal, en collaboration avec la peintre Eva Klötgen.

L’église abrite deux cloches, Jeanne Elzéard et Léonide-Louise, qui sonnent toujours les officesiècle Elle est également connue pour son dévouement à sainte Apolline, dont la fête est célébrée chaque année le deuxième dimanche de février, attirant de nombreux pèlerins[3][4][5].

Architecture

L’église Notre-Dame de Beaumont-les-Autels est un bâtiment modeste, mais très remanié au fil des sièclesiècle Son chevet, la partie la plus ancienne, date du XIIe siècle et présente trois pans coupés éclairés par deux baiesiècle À l’intérieur, on trouve au nord la chapelle Sainte-Apolline et la chapelle du château, construite au XVIe siècle, tandis qu’au sud se situe la chapelle Sainte-Anne, plus récente, datée du XIXe siècle.

Le devant d’autel, exécuté à la fin du XIXe siècle, représente la communion de la Sainte Vierge et est une reproduction de celui de l’abbaye bénédictine de Solesmesiècle Les stalles du chœur proviennent de l’ancienne abbaye de Sainte-Foy de Chartres, enlevées pendant la Révolution. L’accès à l’église se fait désormais par sa façade nord, après avoir gravi un escalier à double révolution. Auparavant, l’église était de plain-pied avec le bourg et la terrasse du château, mais le percement de la route actuelle en 1780 a modifié les abords du bâtiment.

À l’intérieur, un bel escalier en bois tourné, situé près des fonts baptismaux, permet d’accéder à une tribune classique du XVIIIe siècle, soutenue par des piles rondes en bois peint. Cette tribune portait autrefois un petit orgue.

La plafond de nef est constitué d'une voûte de bois, lambrissée en bardeaux.

L’église conserve également des vitraux modernes, harmonisés avec ceux existants, sur des thèmes comme l’espérance, le peuple de Dieu, le baptême ou l’Esprit-Saint. Une statue et un tableau de sainte Apolline, récemment restaurés, la représentent tenant des tenailles, symbole de son martyre[1][4][5].

Vitraux

Le 6 vitraux modernes conçus par Eric Bouche et Eva Klötgen :

"La création"
"Baptême"
"La lumière"
"L'Arbre de vie"
"Le dernier bourgeon de l'arbre de Jessé"
"Sacré-cœur de Jésus"Sacré-cœur de Jésus"

8 vitraux plus anciens ont été néanmoins conservés :

  • Vierge à l'Enfant et Sainte-Catherine de Sienne, Lorin (XXe siècle);
  • Au soufflet, Education de la Vierge (XXe siècle);
  • Saint-Michel terrassant le dragon, Lorin (1925);
  • Vierge à l'Enfant de Chartres, Lorin (1925);
  • Sainte-Marguerite et St Edntond. Au soufflet, le Christ (XIXe - XXe siècle);
  • Sainte-Thérèse, Lorin (1899);
  • Sainte-Geneviève, Lorin (1927);
  • Sainte-Bernadette invoquant Notre-Dame de Lourde (XXe siècle).

Mobilier

À l'exception des bancs clos, on retrouve différents mobiliers d'époques :

  • Fonts baptismaux octogonaux en pierre, (XVIe siècle ?);
  • Statue de plâtre La Vierge et l'Enfant, (XVIIIe siècle ?);
  • Chaire à dais en chêne, datant du (XIXe siècle);
  • Crucifix Christ en croix en bois polychrome;
  • Stalles en chêne avec accoudoirs et miséricordes sculptés, provenant de l'ancienne église Sainte-Foy de Chartres (XVIIIe siècle);
  • Autel de la Vierge, de style néogothique, composé d'arcades trilobées encadrées de colonnes à chapiteaux composites ornés de clochetons (XIXe siècle);
  • Maître-autel avec tabernacle en pierre, de style néogothique, encadré de colonnes et de pinacles (1880);
  • Autel latéral nord en bois (XIXe siècle) constitué d'une niche avec 3 statues de plâtre, de gauche à droite :
    • Saint-Jean-Marie Vianney (1890);
    • Immaculée conception (XIXe siècle);
    • Sainte-Elisabeth de Hongrie (1899);
  • Chemin de croix (XIXe - XXe siècle);
  • Épitaphe en marbre noir en mémoire de Bertrand Lunel (1629);
  • Statue de Saint-Gorgeon, en pierre peinte (XVIe siècle);
  • Second Autel latéral nord en bois (XIXe siècle);
  • Toile représentant Sainte-Apoline (XIXe siècle);
  • Banc d'œuvre en bois au dossier sculpté de motifs floraux et d'angelots avec un Tympan encadré de pots à fleurs et décoré d'une mitre, d'une crosse et d'une croix. Avec une corbeille de fleurs à son sommet (XVIIIe siècle);
  • Bénitier en pierre sculpté de motifs floraux, avec au-dessus, une niche encadrée d'une chute de fleurs (XVIe siècle ?);
  • Toile La Vierge à l'Enfant et Saint-Jean-Baptiste (XVIIIe siècle);
  • Confessionnal en chêne (XIXe siècle);
  • Divers tableaux datant d'entre le XIXe siècle et 1890.[6]

Sources