Jean Boutron

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🙍‍♂️ Jean Boutron

Jean Boutron, portrait appartenant à la famille, © Christine Colpin-Boutron
Nom complet Jean Robert Boutron
Naissance 16 juin 1908 à Bellême (Orne)
Décès 29 août 2000 à Nogent-le-Rotrou (92 ans)
Métier & vocations
Profession(s) Médecin, Chirurgien
Mandat(s) Conseiller municipal à Nogent-le-Rotrou (1945 - 1965)
Président du syndicat des chirurgiens français
Membre associé national de l'académie de chirurgie

Jean Boutron était un chirurgien Nogentais, né le 16 juin 1908. Résistant, bénévole, conseiller municipal de Nogent-le-Rotrou et fondateur de la clinique Saint-Jean (ou Centre Jean Boutron). Après avoir dédié la majeure partie de sa vie à sa vocation médicale, il prit sa retraite en 1976, puis décéda en 2000, à l'âge de 92 ans, au sein de sa propre clinique.

Biographie

Jean Boutron naquît le 16 juin 1908, à Bellême dans l'Orne. Fils du docteur René Boutron, médecin et maire de Bellême pendant 14 ans, il fut « nourri de ses valeurs, le sens du service rendu, l'amour de la chose publique ».

Suivant la voie de son père, il étudia à la faculté de médecine de Paris et fut reçu au concours de l'internat des hôpitaux de Paris en 1934.

Attaché à ses origines percheronnes, il souhaitait mettre ses connaissances au service de sa terre d'origine : la région ayant besoin d'un poste chirurgical, il s'installa à Nogent-le-Rotrou, où il fonda la clinique Saint-Jean en 1939 et habita à côté de ses patients (à l'actuel 1 avenue du Général Leclerc).

Mobilisé le 1er août 1939 comme médecin-lieutenant, chef d'équipe chirurgicale à l'hôpital de Charleville-Mézières, il fut démobilisé sur demande des autorités en juillet 1940, tandis que son épouse accueillait certaines nuits entre 100 et 150 réfugiés.

Chirurgien des maquisards, il entra dans la Résistance en 1943, devint membre des Forces françaises de l'Intérieur, siégea au comité de Libération et accueillit le général de Gaulle. Arrêté le 14 mai 1944, il fut très vite libéré.

Après la guerre, il crée en 1945 la Liste d'action patriotique et d'intérêt local et occupe le poste de conseiller municipal pendant 25 ans, avant de renoncer en 1965 pour se consacrer à sa profession et à l'action syndicale.

Il fut président du syndicat des médecins d'Eure-et-Loir, président du syndicat des chirurgiens français et membre associé national de l'académie de chirurgie. Il fut également président du conseil d'administration de l'Institut des jeunes sourds et créa l'Association sportive Nogentaise.

Au service de la Croix-Rouge pendant 50 ans, il fut élu président du conseil départemental de l'association et reçut en 1984 la croix de vermeil de la Croix-Rouge, année où il fut par ailleurs promu officier de la Légion d'honneur.

Retiré de la vie professionnelle en 1976 — « ne plus opérer, ne plus voir ses patients, furent pour lui une intime souffrance », confiait sa fille Christine Colpin-Boutron — il s'éteignit le 29 août 2000, à 92 ans, dans la clinique qu'il avait fondée. Son épouse, tout aussi respectée, travaillait aussi à la clinique en accueillant chaque jour des dizaines de réfugiés[1][2].

Hommages et Postérité

En juin 2025, une plaque commémorative fut apposée sur le mur extérieur de son ancienne demeure au 1 avenue du Général-Leclerc, afin que les Nogentais continuent de se souvenir de cette figure de la ville, « un homme, une œuvre »[1][2].

Sources